Adys - Le Yoga, Hatha Yoga, Raja Yoga, Yoga Nidra, Yoga de l'énergie
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association pour le développement du Yoga et de la Sophrologie
 

Le yoga

"Le yoga est une science de l’être humain"


Le yoga est célèbre, mais il reste encore mal connu. Le sujet est si vaste, la littérature si abondante, que le problème est de rédiger suffisamment succinct en disant ce qui nous paraît être l’essentiel. C’est ce que nous essayons de faire avec le texte ci-dessous, en sachant que nous ne parviendrons pas à traiter tout le sujet. La bibliographie à la fin de ce document vous permettra d’aller plus loin, si vous le souhaitez.


 
posture


Les origines et le but du yoga


Elles se confondent avec l’origine des civilisations humaines. Des études anthropologiques (Mircéa Eliade, entre autres) permettent d’affirmer que les techniques chamaniques (rituels de guérisons, de sacrifices offerts aux dieux pour la survie des clans, accompagnement de l’âme des personnes décédées ; etc.) ont servis de support aux premiers yogas, il y a probablement plus de 4000 ans.

On retrouve des traces de yoga, c’est à dire de pratiques psychophysiques dans de nombreuses grandes civilisations spirituelles : Egypte, sociétés amérindiennes (mayas, toltèques, etc), et certains parlent même d’un yoga druidique… ces pratiques étaient en général réservés aux prêtres et aux rois, et faisaient partie de leur moyens de pouvoir.

Aum calligraphy

Mais le yoga dont nous parlons ici vient plus spécifiquement de l’Inde, où justement il est l’apanage d’êtres qui ne cherchent pas une place sociale prépondérante dans leur société, mais plutôt une place de renoncement…


Le yogi, en Inde, est celui qui ne satisfait pas de la vie qui lui est dévolue par sa naissance (système des castes). Car selon sa caste de naissance (désormais officiellement abolie, mais toujours plus ou moins active), la personne doit se conformer à un ensemble de devoirs, avec des privilèges plus ou moins marqués. Mais au final, c’est une vie consacrée aux moyens d’existence, aux relations plus ou moins heureuses avec les autres et débouchant forcément sur la vieillesse et la mort.


A l’origine donc, le yoga est la voie pour celui qui cherche autre chose… c’est une voie de transcendance. Ce qui est recherché est l’éveil… l’éveil ici prend le sens d’un état de conscience qui n’est pas accessible à la conscience habituelle, qui est un état de bonheur, de lucidité, d’extase. L’éveil complet libère l’être de la souffrance de l’existence conditionnée ; autrement dit il accède à la liberté absolue et éternelle !


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L’évolution du yoga et ses nouveaux objectifs


En se diffusant à travers le monde et tout particulièrement dans les sociétés occidentales, le yoga a profondément évolué.


Les pionniers (dans les décennies 1940, 1950, 1960) qui sont allés cherchés en Inde l’enseignement du yoga ont tout d’abord ramené cette voie dans son sens le plus profond, une voie d’évolution spirituelle. Le plus surprenant pour notre culture était de découvrir une voie d’évolution spirituelle qui passait par le corps !


Puis, les décennies 1970 et suivantes ont vu s’installer dans notre paysage français et « occidental » un certain nombre de problèmes spécifiques à l’évolution de notre mode de vie :

  • la montée du stress, comme un phénomène massif impactant le bien être, la santé, au point de gâcher l’existence même de nombreuses personnes

  • le « mal de dos », qualifié un temps de mal du siècle, jusqu’à ce que d’autres pathologies revendiquent récemment ce titre peu valorisant

  • un certain désenchantement, une perte de sens, après les utopies de mai 68 et avec le déclin des religions traditionnelle, ont poussé nombre de personnes à chercher vers un autre « être au monde » : rester dans la société du travail, de la consommation, puisqu’il est bien illusoire de prétendre s’en abstraire totalement, mais en cherchant un rapport plus sain, plus intime, avec la nature et soi-même.

mal au dos

Face à toutes ces difficultés, les réponses ont été multiples, certaines efficaces et heureuses, d’autres moins. Mais peu à peu s’est fait jour une évidence, le yoga apportait une réponse à la plupart des problèmes rencontrés.


Nous ne prétendons cependant pas que le yoga est la panacée, le remède universel, de tous les maux de notre époque. Mais si on le conçoit comme un soutien, il peut vraiment apporter une aide efficace, et plus notre investissement dans la pratique du yoga est fort, plus les résultats seront bénéfiques.


Et c’est dans cette nouvelle orientation que le yoga a pris toute sa place dans nos mœurs, du moins pour nombre d’entre nous, nous offrant :


  • une méthode de bien être, de relaxation, permettant de gérer le stress

  • une pratique d’assouplissement et de tonification musculaire, progressive, équilibrée et complète

  • une approche de la respiration sans équivalent, base de la vitalité, de l’immunité (résistance aux maladies)

  • des techniques de concentration, de méditation, nous permettant de nous centrer, d’accéder à la paix intérieure

  • un autre « être au monde », sans devoir religieux, sans obligation de croyance ; ou bien pour les personnes croyantes, la possibilité de vivre leur foi sans rien avoir à renier car le yoga s’adapte aux différentes croyances pour peu que la personne soit tolérante et ouverte.


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Les différents yogas


Encore en Inde de nos jours, il y a cinq grands types de Yoga et d’autres yogas qualifiés de mineurs, sans que ce terme soit péjoratif, car ce sont en général des yogas spécifiques qui se rattachent au hatha yoga et au raja yoga.


Tous ces yogas ont le même objectif : amener leurs pratiquants à l’éveil, à la libération de la souffrance et du cycle des existences, comme défini au chapitre 1..


  • Hatha Yoga : le plus connu, celui qui s’est déployé à travers le monde et qui est décrit ci- dessous

  • Bakthi-yoga : yoga dévotionnel ; par l’adoration manifestée à une divinité, par le culte rendu, le pratiquant œuvre à sa libération. Ce yoga est très liée à la culture hindoue, il n’a pas de résonance pour les pratiquants occidentaux du yoga, mais il équivaut aux pratiques de la foi chrétienne.

  • Jnana-yoga : yoga de la connaissance, c’est par l’étude des textes de la tradition (Védas, Upanishad, soutras, tantras), donc par l’intellect, que le pratiquant cherche la compréhension et la libération

  • Karma-yoga : yoga de l’action, on peut le comparer à l’action humanitaire, c’est en accumulant les actions justes et désintéressées que le pratiquant se créé un bon karma qui l’amènera à l’éveil.

  • Raja-yoga : yoga royal ou contemplatif. Le raja yoga est en fait le couronnement des autres yogas et tout particulièrement du hatha yoga. Il regroupe de nombreuses techniques parmi lesquelles la méditation , le yoga nidra, le japa yoga (sons, mantras) des formes spécifiques et avancées du hatha yoga.

 On voit qu’en fait sous la dénomination  « yoga » se manifestent des comportements très divers, offrant des moyens adaptés aux différents types de personnalité.


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Le Hatha Yoga


Sous des noms variés, il se diffuse en Occident depuis maintenant près de 70 ans. Son succès vient en partie de ce qu’il réhabilite le corps, mais il est beaucoup plus qu’un simple entraînement physique. Le Hatha Yoga est une voie de réalisation qui concernent tous les plans de l’être : physique, énergétique et mental dans une recherche d’harmonie, d’unité.


Hatha Yoga signifie « union du soleil et de la lune ». Par différentes pratiques, nous cherchons à harmoniser, équilibrer et unifier les polarités énergétiques de la personne. Nous cherchons donc à aller de la dualité (et parfois, on ne part pas de la dualité mais plutôt d’un état d’éparpillement !) à l’unité.

  • Ha a le sens de pôle solaire, c’est le côté masculin et actif, il équivaut au yang de l’acupuncture

  • Tha est le pôle lunaire, c’est le côté féminin et réceptif , le Yin…

yin yang

Comment souvent les termes sanscrits (langue ancienne de l’Inde) peuvent générer plusieurs sens, hatha yoga signifie également « effort soutenu », indiquant par là même que la démarche s’envisage sur le long terme et non pas sur quelques séances de pratiques.


Le hatha yoga est classiquement structuré en étapes. Mais on ne suit pas ces étapes l’une après l’autre, en séquence, à la mode occidentale. Non , c’est plutôt à la mode indienne, par encerclements successifs, en vas et viens, en approfondissant peu à peu.


Décrire les 8 étapes définis dans les « yoga sutras » (qui sont attribués à Patanjali vers le 2ème siècle) permet déjà une bonne représentation de ce qu’est le yoga :


  • les yamas : ce sont les « observances », les comportements que le yogi doit observer s’il veut pacifier son esprit, stimuler ses énergies. Par exemple la non violence, respecter toutes les formes de vie, dire la vérité, pratiquer la modération, être désintéressé, refuser les possessions inutiles.

  • les niyamas ; ce sont les réfrènements, ce qu’il ne faut pas faire car ces actions et ces actes mentaux nuisent à la paix intérieure. Par exemple ne pas voler, ne pas tuer, ne pas mentir, ne pas calomnier. Yama et niyamas représentent une règle de vie universelle, et sont donc assez proches des 10 commandements chrétiens.

  • les asanas : ce sont les postures (statiques) et les exercices physiques (dynamiques) qui amènent souplesse et vigueur, bien être et détente.

postures de yoga

  • les pranayamas : ce sont des exercices respiratoires. Le yoga a développé un art de respirer exceptionnel, qui apporte énergie et vitalité et qui peut jouer un grand rôle dans le renforcement de son immunité.

  • pratyara : signifie retrait des sens, c’est une attitude d’intériorisation qui contrebalance l’état d’extraversion que nous impose continuellement notre mode de vie. c’est ce qui nous permet de nous recentrer, de récupérer nos énergies dans les différents actes de la vie. On l’apprend bien sur au cours des ateliers.

  • les dharanas : ce sont des exercices de concentration, on commence à agir de façon précise, fine, sur le mental pour le discipliner, l’orienter, pour parvenir à des perceptions plus subtiles de l’être et pour stimuler l’énergie de la conscience.

  • dhyana :  c’est la méditation, ou l’état méditatif. Ce n’est plus un exercice à proprement parler, c’est un état qui s’installe et qui perdure lorsque les étapes précédentes (et tout particulièrement les dharanas) nous amènent à un certain niveau de concentration et de lâcher prise.

  • samadhi : c’est l’état suprême… état d’unité, état d’éveil ; lorsque dhyana se poursuit sans interruption, il devient samadhi. Et il y a encore 18 étapes pour le samadhi…

Bien sur, chaque pratiquant du yoga suit son chemin en fonction de son temps, de sa motivation, et régule sa vie en fonction de ses différents centres d’intérêts. Tous ne parviennent pas au samadhi ! Mais même à un niveau élémentaire, la pratique du yoga est bénéfique ; elle est favorable pour la santé et la vitalité, elle permet d’accéder à la relaxation et d’éliminer le stress et ses effets nuisibles, elle améliore la respiration et apaise grandement le mental.


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Le Raja Yoga


Définir le raja yoga

Shiva Nataraja

Le raja yoga (yoga royal) a été défini plus haut dans notre texte comme le couronnement des autres yogas et tout particulièrement du hatha yoga.


Sous ce vocable, on classe souvent en occident différents yogas, assez spécifiques, sans que l’on puisse vraiment déterminer si en Inde, on fait ce même classement.


Pour essayer de faire simple, disons que le raja yoga est une science du mental. Sa principale technique est la méditation. Nous avons longuement défini ce qu’est la méditation sur ce site, aussi nous vous renvoyons au chapitre correspondant (Méditation).


La théorie qui sous tend le raja yoga est que tout vient du mental: le meilleur comme le pire. Le mental est une énergie subtile qui conditionne les énergies plus denses, celles du corps énergétiques et du corps physique, et qui conditionne également nos comportements et nos actes.

Cependant, il ne faut pas oublier que l’inverse est vrai également, notre physique, nos actes ont un impact sur notre mental, et c’est bien cette influence réciproque qui est mis en œuvre dans le hatha yoga.


Le terme de mental étant réducteur par rapport au domaine visé, on peut lui superposer le terme de psychisme, incluant donc non seulement les pensées, mais aussi les sentiments, les émotions, la capacité imaginative, la mémoire, etc. Dans le yoga on nomme ce mental « manomaya kosha », que l’on peut traduire par corps de mental.


Pour la définir maintenant plus précisément, l’action du raja yoga correspond en fait aux 4 dernières étapes, ou membres, du hatha yoga (définis au chapitre hatha yoga ci-dessus), à savoir  : Prathyâra, Dhâranâ, Dhyâna, Samâdhi. On voit donc que toute forme de hatha yoga qui ne fait pas que de la posture (asanas) et/ou que de la respiration (pranayama), mais qui fait travailler également le mental devient de fait un raja yoga. Cependant il est précisé à maintes reprises par de nombreux maître que c’est lorsque le hatha yoga est maîtrisé que peut s’ouvrir la voie royale de… raja yoga.


Sur le site ami suivant : http://www.univ-occ-yoga.org/connaitre/raja.htm


nous avons repris les définitions de ces 4 membres, tellement pertinentes que nous avons jugé intéressant de les reprendre telles quelle (oui, c’est du copié/coller !).


Le Raja Yoga s'articule traditionnellement autour de quatre pratiques :

  • Prathyâra (litt: la maîtrise des sens) qui consiste à sélectionner les informations transmises au cerveau par nos perceptions, à ne pas se laisser envahir par l'image du monde ou les influences qui nous viennent de l'extérieur;

  • Dhâranâ (la concentration) qui consiste à fixer le mental sur un objet ou un objectif précis, à développer son énergie, son attention, sa présence et sa définition par des techniques appropriées.

    Prathyara et Dharana sont deux éléments déterminants dans la conduite de soi, de sa pensée, de ses émotions et de ses comportements; Ils sont de bons guides pour sortir des diverses conditions négatives du mental que sont nos peurs, nos hontes, nos incertitudes et autres états de confusion ou de mal-être;

  • Dhyâna (la méditation) consiste à clarifier le conscient, à rendre toute sa limpidité au miroir mental, toute sa vivacité et ses couleurs à l'âme du yogi. Dans la méditation l'être est à lui-même sa propre lumière, il ne se cherche plus ailleurs qu'en lui-même. Il forme un tout, un soi. Il se libère de ses conditions mentales négatives et s'auto-détermine selon des critères qui sont propres à sa nature profonde. La réintégration de la conscience corporelle dans le kundalini yoga et la conquête de la véritable identité dans la Méditation conduisent tout naturellement à la rencontre avec l'être spirituel, le soi, en Samadhi.

  • Samâdhi (l'extase) marque un changement profond dans la conscience du moi; l'être individuel cesse de se conditionner dans ses propres limites individuelles et entre dans la conscience du Soi. Inséparable du corps et de l'âme universels, il expérimente alors un état de conscience qui n'est plus entaché des incertitudes et des doutes qui caractérisent la conscience précédente en particulier en ce qui concerne la mort.
    La contemplation intérieure en Samadhi est une source inépuisable de joie; Samadhi n'est pas une fin en soi mais plutôt le commencement d'une nouvelle vie.

Une belle perspective… mais parvenir au Samadhi demande beaucoup, beaucoup, beaucoup de persévérance. Mais il ne faut ne pas se décourager avant même d’avoir commencé. Et si vous découvrez tout cela, commencez donc simplement avec un cours de hatha yoga, vous ressentirez directement, immédiatement, un mieux être fort intéressant, le reste suivra.

Les autres yogas

Souvent décrits comme un raja yoga, ou rattachés à la famille des rajas yogas, quelques dénominations que l’on retrouve régulièrement dans les cours proposés :


  • Kundalini yoga : Yoga de la kundalini. C’est un hatha yoga et un raja yoga qui va chercher l’éveil d’une réserve d’énergie (kundalini), symbolisée par un serpent et dont le siège se situe au muladhara chakra. L’éveil de cette kundalini correspond à l’éveil spirituel de la conscience. Il y a des méthodes très différentes sous cette appellation.

  • Laya yoga : yoga de la fusion, ce terme est rarement mis en avant en France. Le laya yoga utilise les pratiques les plus avancées du hatha yoga, et ne s’adresse qu’à des pratiquants chevronnés. Il vise à la fusion de toutes les dimensions de l’être et notamment à sa dimension spirituelle.

  • Japa yoga : yoga des mantras, on répète sans cesse un formule en sanscrit (mantra ) censée nous conduire a l’illumination. Ce yoga a eu son heure de gloire dans les années 70, par Shri Maharishi Mahesh Yogi ( qui était le gourou des Beatles !) et par les dévots de Haré Krishna (qui se baladaient dans les rues en jappant (pardon en chantant) Haré Krishna, vêtus de jaune, tête rasée sauf une tresse). Il ne présente que très peu d’intérêt dans notre culture (c’est différent bien sur en Inde). Il est passé de mode et c’est tant mieux., car c’est en singeant de façon caricaturale des comportements culturels que l’on a fait du tort au yoga, l’assimilant ainsi à une secte, ce qu’il n’est en aucune façon.

  • Natha yoga : c’est le yoga des Nath, nom d’une école qui doit remonter au 10ème siècle, et qui acceptait femmes et hommes dans son enseignement, ce qui était peut être assez révolutionnaire à l’époque. Le natha yoga couvre toute la gamme des yogas depuis le hatha au raja yoga. L’école est représentée en France, voir le site : http://www.natha-yoga.com

Et il faudrait une véritable enquête pour établir une liste exhaustive de tout ce qui est proposé, sous des noms divers. Mais vous pouvez chercher sur Internet avec gogole qui est là pour ça ; et les diverses revues de yoga (voir notre bibliographie à la fin du document) produisent de temps à autre des études sur ce sujet !


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Le yoga Nidra


Parmi les différentes techniques associées au Raja yoga, on trouve souvent proposé en France le yoga Nidra. Il s’agit le plus souvent de courtes séances de relaxation qui complètent un cours de hatha yoga, et parfois d’ateliers spécifiques tout entiers dévolus à cette technique particulière.


Nous avons déjà évoqué yoga nidra dans le chapitre Relaxation de notre site. Mais yoga nidra n’est pas qu’une (excellente) technique de relaxation. C’est un yoga a part entière car il vise à obtenir ce fameux « éveil » de la conscience qui est l’objectif final de tous les yogas.

On traduit en général yoga nidra par « sommeil yoguique », ou yoga du sommeil conscient, ou encore du sommeil lucide, parfois yoga du rêve. Cette traduction nous indique donc clairement le champ d’action de yoga nidra, dont les différentes techniques vont s’exercer en état de relaxation profonde d’abord, puis en visant progressivement à les mettre en œuvre dans les rêves et dans certaines plages du sommeil. Lorsqu’on y parvient, on est parvenu au rêve lucide et au sommeil conscient.

Cette affirmation paraîtra farfelue, ou impossible à certains, et pourtant… les yogis (les grands, les maîtres yogis), n’affabulent pas, soyez en certains.

yoga nidra

Yoga nidra nous permet également, par des voyages intérieurs, de nous ressourcer grâce aux possibilités de notre imaginaire. L’imaginaire, bien utilisé, maîtrisé, est comme une fontaine de jouvence, qui est là, à disposition dans notre esprit, si nous savons y accéder. Nous rafraîchissons ainsi nos énergies, nous favorisons l'émergence de nouvelles qualités de l'être et de la conscience


Mais donc, l’objectif final de yoga nidra, encore plus élevé, est de parvenir à un état original de la conscience appelé TURYA ou quatrième état de la conscience (d’autres écoles employant d’autres noms à la place de turya).


Yoga nidra ouvre un champ d'expériences et d'exploration de la conscience humaine qui semble sans limites. C’est une recherche que l'on approfondit au fil des années car elle est basée sur une prise de conscience qui évolue sans cesse à travers la pratique.

Les différents états de la conscience selon yoga Nidra

L’être humain connaît ordinairement 3 grands états de conscience : l’état de veille, le rêve, le sommeil profond. Le yoga nidra permet d’accéder à 2 autres états de conscience : turya le 4ème état et turyatita, celui qui transcende le 4ème .

1er état : la veille

C’est notre condition habituelle : mais alors que l’on se juge « éveillé » dans cet état de conscience, pour les traditions spirituelles, on est plutôt dans l’illusion, dans la confusion car dans l’ignorance de notre véritable nature.

2ème état : le rêve

Au cours du rêve, tout paraît vrai, réel. C’est lorsqu’on se réveille que l’on se dit : tiens, j’ai rêvé… et il paraît que lorsqu’on s’éveille, (le véritable éveil de la conscience, le samadhi, l’illumination, l’état de bouddha), alors on se dit : tiens l’état de veille… c’était aussi un rêve !

3ème état : le sommeil profond

Dans le sommeil profond, l’ individu pénètre dans une absence totale de pensées, de perceptions, il n’est plus conscient de quoi que ce soit.

4ème état : turya

Le 4ème état est donc turya, que l’on peut décrire comme un état de présence, d’attention, de vigilance constante, de lucidité. Un état de la conscience ou il n’y a pas « d’absence », de distraction et qui perdure dans la veille, le sommeil et les rêves.

Dans ce 4ème état, il y a toujours la même qualité de conscience que l’on soit éveillé, que l’on dorme ou que l’on rêve. C’est un état de conscience spirituelle très évoluée.

5ème état : turyâtitâ, celui qui transcende le 4ème

« Lorsque l’individu se saisit fermement de turya sans perdre un instant conscience de cet état, il s’établit dans ce 5ème état, au delà du précédent, il est pleinement établit dans le Soi ».

L’objectif majeur du yoga nidra est donc de réaliser cet état de conscience continue, la capacité à garder un état de conscience lucide 24h sur 24, même si cela nous paraît impossible dans notre culture.

Le cheminement dans Yoga nidra

La 1er objectif à atteindre est la capacité à se relaxer profondément. Il faut noter que l’on peut se relaxer sans faire nidra , mais qu’on ne peut pas faire nidra sans être relaxé.

Nidra est un travail sur la structure mentale, le sommeil, l’état entre veille et sommeil, sur les mécanismes de la conscience. La relaxation est utilisée pour se libérer des tensions et du stress, alors nidra permet d’étudier et de comprendre le fonctionnement du mental, puis d’agir sur lui.

Nidra nous apprend à observer les processus de fonctionnement mentaux, comment on passe de conscience à inconscience, ou dans le sommeil ou dans le rêve, etc. Egalement , nidra a pour objectif de travailler avec le sommeil afin de le rendre conscient

On pourrait penser que les états habituels de la conscience, décrits ci dessus, sont bien séparés les uns des autres. On pense habituellement que quand on dort, on dort ! Si l’on est éveillé, on l’est vraiment, et si l’on rêve, ce n’est qu’un rêve. Mais en fait, il est facile, pour chacun d’entre nous, de se rendre compte qu’il est des moments ou : je suis éveillé et où je rêve, où étant éveillé je suis plutôt endormi… et parfois étant en train de rêver, j’ai une prise une conscience et je sais que je rêve. Donc tous ces états sont mélangés, plus ou moins.

Nidra nous apprend à discriminer, à comprendre, à savoir en fait comment fonctionne cet organe qu’est notre mental. Et qui est notre organe essentiel pour notre perception de nous même, la perception du monde et pour notre vie dans le monde et notre vie en nous même.

C’est donc un bel outil pour connaître qui l’on est vraiment, pour aller vers plus d’harmonie, plus de conscience de nos actes, de nos désirs, pour diriger sa vie.

Si ce qui est dit ici de yoga nidra vous interpelle, si vous souhaitez aller plus loin,

Voyez l’école de yoga de Mathieu

http://www.infosyoga.info/activites.php

Une formation au yoga nidra

http://www.federation-de-yoga.fr/yoganidra.htm

Notre pratique de Yoga Nidra

Dans les ateliers de yoga hebdomadaire, nous utilisons yoga nidra essentiellement dans son aspect relaxation, afin que les participants puissent profiter des exercices, des postures, en étant libéré des tensions et des soucis de leur journée.

Egalement, être parfaitement relaxé permet une perception plus subtile, indispensable pour accéder aux sensations particulières liées à la circulation des flux d’énergie dans le corps.

Enfin les différentes techniques de relaxation utilisées peuvent déjà être considérées comme de véritables exercices de prathyara et de dharana (voir chapitre Hatha yoga), et sont donc des exercices de yoga à part entière (voir le chapitre 7).

Dans son aspect relaxation, yoga nidra est simple à utiliser et très efficace.

Dans sa forme aboutie, il est d’un maniement plus délicat, c’est pourquoi nous le réservons à des moments particuliers. Ce sont dans les ateliers du dimanche, dans le stage d’été, que nous cherchons à mettre en œuvre la dimension plus complète, plus profonde de yoga nidra.


Le yoga de l’énergie


Dénommer une méthode d’enseignement du yoga sous le terme yoga de l’énergie suscite souvent, chez les pratiquants d’autres écoles, étonnements (polis) et parfois railleries, moins gentilles ! Cela peut se comprendre, car l’essence même du yoga, c’est de travailler avec l’énergie. Alors pourquoi ce nom qui sonne comme un pléonasme chez les pratiquants avertis ?

Roger Clerc (créateur de la méthode) s’en était expliqué. D’abord, dans les années 70, le terme énergie n’avait pas la vogue qu’il a acquis ensuite, cela ne choquait personne. D’autre part, le yoga de l’énergie a quelques particularités, dans ses techniques qui font que ce nom colle vraiment à sa réalité. Et d’ailleurs, il n’est pas rare, lorsque une personne ayant pratiqué un yoga différent vienne à ce yoga, qu’elle comprenne dès la 1ère séance la spécificité qui justifie ce nom.

Mudra

Mais quelles sont donc ces spécificités ?

Le yoga de l’énergie est, à sa source, un yoga indo-tibétain. Le Tibet ayant été influencé par les 2 grandes civilisations de l’Inde et de la Chine, sa conception de l’énergie tient compte des apports des 2 systèmes.

Le yoga indien a décrit l’être humain comme constitué de différents corps ou mécanismes (kosha en sanscrit), dont l’aspect le plus dense est le corps physique dont chacun peut faire l’expérience évidente, puis de corps plus subtils (5 ou 7 selon les écoles). Corps énergétique (pranyama kosha, constitué de dizaines de milliers de canaux énergétiques, appelés nadis, et de centres énergétiques, les chakras), puis corps de mental, corps d’intelligence, de félicité, etc.

Le taoïsme chinois a élaboré une description différente, mais pas incompatible, avec de nombreux points de rapprochements.

Le yoga met surtout en avant le travail sur l’énergie profonde : les chakras et 3 grandes nadis qui sont dans l’axe du corps, près de la colonne vertébrale.

Pour agir sur l’énergie, réparer les déséquilibres, le taoïsme agit d’avantage sur l’énergie dite de surface, par le biais des méridiens bien connus de l’acupuncture. Cette énergie de surface est forcément de même nature et en interaction constante avec l’énergie profonde.

Le yoga de l’énergie utilise les 2 méthodes, et c’est ce qui le différencie du yoga indien.

C’est ce qui nous permet lorsqu’on nous pratiquons en hatha yoga, d’amener dans les postures (asanas) des techniques de dharanas (concentration mentale) liées à la respiration sur les circuits des méridiens (acupuncture, système chinois), et de stimuler, d’harmoniser l’énergie de surface.

La posture agit, en elle même le plus souvent, sur l’énergie profonde, mais les techniques de notre yoga apporte un petit plus qui permet d’aller plus facilement vers une autre dimension de la pratique.

Le yoga de l’énergie a été structuré en 3 degrés pour faciliter son apprentissage.


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Le 1er degré

Il s’agit de poser les bases d’une part du hatha yoga, donc les postures (asanas), la respiration (pranayama), l’initiation à la concentration (prathyara et dharanas), mais d’autre part en tenant compte des spécificités décrites ci-dessus, donc en cherchant la perception directe des flux énergétiques qui circulent en nous et en activant consciemment ces flux, notamment dans les méridiens des membres et dans les grandes nadis IDA et PINGALA.

Les 18 Mouvements Préliminaires (en "préliminaire" à toute pratique) constitue une sorte d’aboutissement de ce 1er degré. La série a été codifiée par Roger Clerc. Elle vise à une préparation globale du corps et une purification énergétique, avec un retentissement sur tout l'individu.

Le 2ème degré

Le 2ème degré va viser à la fois à une pratique plus en puissance, et paradoxalement plus intériorisée.

On fera appel à des postures dont l’impact sur l’énergie profonde est bien connue du hatha yoga, en agissant notamment sur l’énergie de la base et de l’axe, et sur les chakras.

Mais une autre dimension s’ajoute : les techniques de visualisation des « sources » : lunaire, solaire, unifiée (en termes plus yogiques les 3 GUNAS : TAMAS, RAJAS et SATTVA, qui sont les 3 manifestations de l’énergie). Avec cette visualisation, on va réaliser un véritable ancrage énergétique avec la « liaison aux sources », technique très particulière qui n’existe que dans le yoga de l’énergie à notre connaissance.

Une 2ème série : les mouvements de Naropa (c'est un hommage à Naropa, grand maitre bouddhiste, 11ème siècle) constitue la synthèse et l’aboutissement de ce 2ème degré, ouvrant déjà vers le 3ème. Il s'agit d'une série de 18 mouvements de yoga tibétain, purification et stimulation énergétique s'intéressant à l'ensemble du corps de l'énergie.


Le 3ème degré

L’enseignement du 3ème degré du Yoga de l’énergie porte sur le corps du mental, le MANOMAYA KOSHA, et amène donc de fait le yoga de l’énergie au niveau d’un Raja yoga.

Le prathyara et les dharanas sont développés de façon subtile, permettant d’expérimenter les ambiances des chakras, des chittas (sorte de mécanismes du corps de mental), et d’accéder progressivement aux corps de plus en plus subtils.

Le développement des INDRYAS (sens subtils), la mise en évidence de « la pensée dans sa forme », la concentration et la méditation, la visualisation des couleurs, le « triangle frontal », la « prière  yoguini » (qui n’est pas factuellement une prière au sens habituel de ce mot !) constituent les techniques mises en œuvre.





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En conclusion


Tout ce chapitre est un autre copié/collé du site http://www.lemondeduyoga.org/

C’est le site de notre fédération : FNEY (Fédération Nationale des Enseignants de Yoga). Ces paragraphes ont été rédigés par nos enseignants formateurs, et vraiment, il n’y a rien a y ajouter ou à en soustraire.

Etat d'esprit

La philosophie du Yoga se représente l'homme comme un univers en réduction. Pour le Yoga le corps est composé de différents plans accessibles à la conscience, qui vont du plus dense au plus subtil, du physique au spirituel. En cherchant à joindre, à relier ensemble ces différents plans, on s'ouvre à une dimension plus large.

Il faut pour cela affiner les perceptions internes, élargir la conscience, en faisant taire ce que l’on appelle le mental analytique. Nous dépassons alors nos repères habituels et nous nous rapprochons d’une part d’une sensation de vie inconnue dans la vie ordinaire, d’autre part de la présence d’un état de la conscience non accessible dans la vie psychique habituelle.

Le système élaboré par Patanjali est composé de huit membres devant croître simultanément. Pour cela le Hâtha Yoga emprunte une voie pragmatique, par un travail physique, mental, respiratoire précis qui nous permet d'expérimenter des états de conscience différents de ce que nous connaissons.

C'est l'art d'intégrer les différents éléments de notre nature humaine pour les diriger ensemble harmonieusement vers un but spirituel.

Il est important de dire également que les possibilités de progrès (de croissance, de transcendance) proposées par le yoga sont latentes en chaque être humain et ne sont nullement l’apanage d’une élite. C’est pourquoi par exemple, dans un cours de yoga on ne cherche jamais « la posture parfaite », mais bien plutôt « la posture juste ».

La posture juste est celle qui correspond à chaque personne, dans ses possibilités du moment, dans ses limites et ses difficultés, sans violence, dans le respect des caractéristiques essentielles à cette posture.

On recherche progressivement l'immobilité, d’abord du corps, mais c’est pour parvenir ensuite à l’immobilité du mental, ce qui nous permet la découverte de notre être profond.

Entre le but ultime que propose le yoga, et les aspirations de chacun, il y a souvent un écart, plus ou moins grand. L'important est de nous mettre sur le chemin, le Yoga ne s'adresse pas aux gens trop pressés. Commençons par être capables de nous poser sur le tapis, découvrons à travers notre corps, nos raideurs, nos peurs, notre histoire et acceptons-nous un peu mieux. Le corps est toujours un lieu de vérité, nous pouvons tricher avec notre tête, mais notre corps, lui, ne ment pas, il a imprimé depuis notre naissance toute notre histoire, à nous de l'entendre.

En conclusion:

Le Yoga se présente comme un discipline somato psychique raffinée et complexe mais c'est la qualité de persévérance, l'engagement personnel et l'ouverture du cœur qui lui confère son efficacité. Il vous comblera à la mesure de ce que vous serez capable de donner. Certains y gagneront une meilleure souplesse, d'autre une énergie accrue, moins de tensions.

Beaucoup ne voient dans cette discipline qu'une méthode de maintien de bonne santé, de forme physique voire d'anti-vieillissement, sans grands efforts, ni sacrifices. Cette façon d’envisager le yoga est tout à fait concevable et c’est déjà une aproche très positive.

Mais pour les plus engagés, les plus ardents ceux dont le cœur est simple et ouvert, ce sera un chemin vers une qualité d'être, une plénitude, un bonheur.

Nous pouvons sans relâche améliorer la souplesse de notre corps, la qualité de notre souffle, la profondeur de notre attention, notre lâcher prise, mais c'est sûrement quand nous ne chercherons plus à retirer quelque chose de notre pratique que nous trouverons l'état de Yoga pleinement immergé dans le présent de minute en minute, toujours neuf.

Et peut être, comprendrons nous ce que signifie être libre, peut être accéderons nous à la vraie liberté, la liberté intérieure.


En résumé :

Le Yoga est une discipline de vie pour l'individu dans sa globalité : corps, souffle, Cœur, esprit, relations…

Le Yoga est une recherche du sens de l'existence vieille comme l'humanité, aujourd'hui répandue sur toute la planète.

Le Yoga est un enseignement formalisé par Patanjali dans ses aphorismes du Yoga au début de notre ère. C'est un ensemble d'outils faisant appel au corps, au souffle, à l'attention, à la concentration, à la méditation, à l'imagination, à la visualisation, au service du développement de la conscience…

Pratiquer le Yoga , c'est devenir conscient de nos difficultés, de nos manques et de notre souffrance et de commencer à partir de là.

Sa visée finale est la liberté de l’individu intégré dans la société.


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Notre enseignement du yoga de l’énergie


Nous l’avons signalé ci-dessus, il y a de nombreuses formes de hatha yoga, dépendant des différentes écoles, des différents maîtres qui les transmettent. Selon ses connaissances, sa sensibilité, il sera mis d’avantage l’accent sur tel ou tel groupe de postures, tel ou tel enchaînement. Beaucoup dépend de ce que l’on souhaite transmettre. Pour un novice qui cherche « son » yoga, le choix n’est pas toujours évident.

Pour le yoga que nous enseignons à l’ADYS (à Blois et sa région), la « sensibilité »  que nous cherchons à transmettre s’est forgée au fil du temps, avec ces critères :

  • Nous avons été formé par plusieurs professeurs, dans des méthodes différentes, ce qui a « élargi » notre compréhension du yoga, et nous permet de porter un regard tolérant sur les différentes pédagogies ; il n’y en pas une meilleure que les autres, chacune s’adapte à différents publics

  • L’axe principal de notre enseignement est malgré tout le yoga de l’énergie, car c’est dans cette forme de yoga que nous nous sommes senti immédiatement en accord.

  • Nous pensons que le yoga doit évoluer. Certes, certains professeurs se targuent de pratiquer un yoga traditionnel, sous entendant par là que ce serait le seul authentique et valable. A notre « petit » avis, c’est confondre la lettre et l’esprit. D’abord un yoga authentiquement traditionnel ne peut guère se pratiquer qu’en Inde, et en Inde même, les traditions évoluent. D’autre part un français, une française, présentent quelques notables différences d’avec une personne indienne, que ce soit au physique, au mental, et en croyances. C’est pourquoi le yoga doit s’adapter à la personne et non l’inverse. Ce que d’ailleurs le yoga (voie de la souplesse !) réalise depuis des décennies en France (voir notre paragraphe 2 ci-dessus).

  • C’est pourquoi enfin nous pensons, à la suite de nos propres enseignants, que la transmission du yoga doit se faire pour le plus grand nombre, en alliant à la fois simplicité et profondeur, technicité et subtilité.

Roger Clerc
      

Roger Clerc disait :

« Seule la réalisation intérieure transforme le pratiquant, et l’enseignant doit toujours innover pour créer les conditions qui permettent à l’élève une réelle prise de conscience sensible ».

Pour enseigner le yoga de l’énergie, nous suivons la méthodologie suivante :

  • Recherche de « l’effet relaxation ». Nous amenons d’abord le pratiquant à se relaxer profondément sur son tapis avant d’entreprendre les asanas.

  • Sur la base d’un corps relaxé, d’un esprit libéré, la pratique des postures prend une autre dimension : les articulations se dénouent plus facilement, les muscles s’étirent d’avantage, le mouvement devient plus fluide, l’énergie circule.

  • L’accent est mis constamment sur la perception consciente : de sa respiration, de ses postures et mouvements, de ses sensations, de ses ambiances internes.

  • L’effet relaxation se poursuit tout au cours de la séance et permet la prise de conscience de sensations subtiles : la circulation des flux énergétiques dans le corps.

  • C’est sur cette base que nous pouvons alors, avec les techniques spécifiques du yoga de l’énergie, stimuler, harmoniser des flux d’énergie et constater leur retentissement sur toute la personne.

  • Nous cherchons à équilibrer, au cours de chaque séance, le travail postural (souplesse, tonification), les exercices respiratoires, les exercices de concentration mentale, les exercices spécifiques au yoga de l’énergie.

  • Il y a une progression sur toute l’année scolaire, et à chaque rentrée nous reprenons toutes les bases pour les débutants et pour les anciens ! Car refaire ses gammes est un passage obligé même pour les grands virtuoses… et les athlètes de haut niveau reprennent constamment leurs exercices de base également. Chaque posture, chaque exercice de yoga, même en le faisant pour la millième fois, est en fait exécuté « pour la 1ère fois ». Et c’est ce qui fait que chaque séance hebdomadaire nous fait goûter une fraîcheur sans cesse renouvelée.

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Comme nous l’avons écrit plus haut, chaque pratiquant du yoga n’est pas en recherche de samadhi. Nous avons discerné, avec l’expérience, différents niveaux de motivation, qui amèneront les personnes à pratiquer 1 trimestre, une année, 10 ans ou toute leur vie.

Pour les personnes motivées, convaincues des bienfaits du yoga, nous mettons en œuvre des ateliers plus spécifiques, pour aller plus loin dans la pratique et surtout dans la transformation intérieure. Ateliers du samedi, du dimanche, stage d’été, vous trouverez toutes les indications sur la colonne de droite de notre site. Bonne pratique !


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Le yoga, la santé et la science


La science, et plus particulièrement des chercheurs en médecine se sont penchés sur les apports du yoga à la santé. Nous avons abordé ce sujet dans les autres textes mis en ligne : relaxation, méditation et sophrologie. Les apports sont sensiblement les mêmes, avec ce plus du yoga d’agir très en profondeur, très efficacement, sur l’ensemble des muscles et des articulations, sur les organes internes et partiellement au moins sur le système glandulaire.

Mais développer ce thème serait trop long et dépasserait les limites que nous nous sommes fixés, car on ne peut prétendre tout connaître et tout enseigner.

Caduceus

Pour les lecteurs intéressés par ce sujet, consulter :

http://auriol.free.fr/

Le site du Dr Auriol, consacré à des recherches scientifiques sur les effets du yoga.

http://www.idyt.com/

Le site du Dr Coudron, qui s’est spécialisé en yoga thérapie.

Citons encore le nom de Jon Kabat Zin : ce professeur émérite de médecine, pratiquement inconnu en France, oeuvre depuis 30 ans, aux Etats Unis et ailleurs dans le monde, pour amener la pratique de la méditation de pleine conscience dans les hôpitaux pour les malades et les convalescents. Avec des succès remarquables.

Dans un ouvrage il a écrit : le yoga est un bienfait apporté à l’humanité.


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Quelques livres sur le yoga


Il y a pléthore de livres sur le yoga, à destination de tous les publics. Beaucoup ont peu d’intérêt hélas. D’autres ne sont que des compilations plus ou moins valables de livres sérieux et intéressants, il est difficile de faire un choix éclairé.

Mais les quelques livres que nous citons dans le tableau sont, eux, valables, rédigés par des pratiquants confirmés, sincères et authentiques. Ils sont d’orientation plutôt pratique mais il y a aussi quelques livres théoriques.

Titres

Auteurs

Commentaires

"J’apprends le yoga"

Andre Van lysbeth

Une excellente introduction, simple, théorique et pratique, à l’univers du yoga

"Je perfectionne mon yoga"

Andre Van lysbeth

Suite du précédent

"Pranayama"

La dynamique du souffle

Andre Van lysbeth

Complète la trilogie !

"Yoga de l’énergie"

Roger Clerc

30 leçons très détaillées pour avancer sur la voie du yoga de l’énergie

"Mieux Vivre par le yoga"

Dr Lionel Coudron

Une présentation très complète du yoga, en livre de poche.

"Le yoga"

Mircéa Eliade

Par un historien des religions, une étude très fouillée, de très haut niveau, sur les fondements philosophiques et les pratiques du yoga.

Attention, 400 pages en petits caractères…

"Yoga sutras"

Patanjali

Des aphorismes définissant le yoga, la voie, les moyens, les résultats.

Une bible…

"Hatha yoga pradipika"

Anonyme,

11ème siècle


Traduction de Tara Michael

L’ouvrage le plus technique et le plus ésotérique sur les pratiques du yoga

"Revue Française de yoga"

Collectif

Revue éditée par la FNEY –(Fédération Nationale des Enseignants de yoga)

Traite à fond de différents thèmes pratiques ou théoriques, 2 numéros par an

"Les carnets du yoga"

Collectif

Edités par l’UNY (Union nationale du Yoga), l’actualité du yoga, des dossiers

10 numéros par an

"Infos Yoga"

Collectif

Edité par Mathieu

L’actualité du yoga, des articles divers

5 numéros par an


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