Adys - La sophrologie, conscience ordinaire, pathologique, sophronique
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DEFINIR LA SOPHROLOGIE

La sophrologie a acquis une certaine notoriété depuis une vingtaine d’années, d’abord grâce à l’intérêt d’un certain nombre (limité tout de même) de médecins, et également grâce aux magazines féminins, qui informent régulièrement leurs lectrices sur les bienfaits supposés des différentes méthodes de bien être ou de santé qui fleurissent dans notre civilisation.

Nous allons essayer de donner quelques informations pour se faire une représentation juste de la sophrologie. Mais le point de vue sera volontairement limité car le sujet est vaste et parfois complexe.


La bibliographie en fin d’article vous permettra d’aller plus loin si vous le souhaitez.


evolution de la conscience



La sophrologie, pourquoi ?

La condition humaine : constat

Chacun de nous, être humain 

  • Cherche le plaisir,

  • Aspire au bonheur

  • Veut être en bonne santé

Hors, nous rencontrons également, et très souvent 

  • La souffrance

  • Le malheur

  • La maladie


On peut considérer que cet état de fait est inhérent à la condition humaine, et qu’on ne peut y échapper. Mais on peut aussi considérer qu’aucune école, aucune science, aucune méthode, ne se donne pour objectif de nous aider à réaliser notre recherche, ne se donne pour objectif d’apprendre à bien vivre.

Aucune ?

La philosophie s’assigne pour but la recherche de la sagesse, donc du bonheur. Mais elle est sans aucune aide pour la santé. Pour le plaisir, elle n’y est pas opposée et on pourrait en discuter. Elle est surtout, et c’est dommage, une école a peu près exclusivement intellectuelle, très difficile d’accès, voir rebutante même pour certains. Peu de philosophes ont le souci d’être compris du plus grand nombre et beaucoup se perdent en jeux d’esprits brillants, mais aussi souvent vains. Une exception à notre époque : André Comte Sponville, philosophe clair et brillant qui traite avec lucidité des thèmes essentiels.

La médecine a pour objectif de nous « réparer » lorsque nous sommes malade, et ses succès sont importants. Mais en terme de prévention, elle reste très timide et ne s’occupe ni de plaisir ni de bonheur.

Les religions nous promettent le bonheur éternel, mais pour « après »… et tant pis pour ceux qui n’ont pas la foi. Le plaisir était présenté, il n’y a pas si longtemps encore, comme le chemin vers la damnation éternelle. L’église catholique, pour ne parler que de l’Europe occidentale, a bloqué les progrès médicaux et scientifiques pendant des siècles.

L’éducation de la personne est censée se faire le temps de la scolarité, et ce n’est que ces 20 ou 30 dernières années, semble t’il sous la nécessité d’une société qui évolue à toute vitesse, que l’on a réalisé que l’être humain pouvait et devait se former et progresser tout au long de sa vie, et pas seulement sur des thèmes scolaires.

Cet état de fait est caractéristique de la civilisation « occidentale ». Il n’en va pas de même pour d’autres civilisations (orientales principalement), ou des systèmes d’enseignement, de pratiques, permettent à chaque personne qui veut bien s’en donner la peine de prendre soin de sa vie, dans un sens large et complet, le terme à la mode étant holistique !

Et nous pouvons faire référence au Yoga, au Taoïsme (Tai Chi Chuan, au Chi Kong), au Bouddhisme, aux arts martiaux de Chine et du Japon, au chamanisme dans certains peuples, etc…

Nous pouvons les considérer comme des disciplines, s’appuyant sur des philosophies, des métaphysiques, des sapiences, des croyances, dont toutes ont pour point commun d’être avant tout pragmatiques, concrètes… Et ces disciplines se préoccupent tout autant de la santé de leurs adeptes que de la recherche du bonheur et de la sagesse.

Dans ces disciplines, en général, il ne s’agit pas de croire, il s’agit d’expérimenter !

Il ne s’agit pas d’espérer en des « ailleurs » qui chantent (que ce soit grégorien ou gospel !), mais d’obtenir un résultat, une amélioration (ce qui ne veut pas dire un miracle !), un soulagement.

Il s’agit aussi de lutter contre la croyance que « l’on est une fois pour toutes ce que l’on est ». De savoir au contraire que la vie est transformation, parfois subtile, parfois profonde et bouleversante. Savoir que nous sommes un processus de vie, un processus en vie, et que nous n’échappons pas à cette loi de la transformation. Et, dans ce contexte, il nous faut constamment nous adapter, dans ce contexte aussi, nous pouvons toujours « grandir », grandir en savoir, grandir en pouvoir (il s’agit du « pouvoir faire… »  et non pas du pouvoir au sens de domination!).

C’est pour apporter une réponse à la problématique de la condition humaine que Caycédo (médecin neuro psychiatre) a fondé la sophrologie en 1960 et a cherché ensuite, avec toute une équipe de chercheurs et de praticiens, à la faire progresser.

 

Mais pourquoi avoir fondé la sophrologie, pourquoi ne pas avoir promu le Yoga, ou le Tai Chi ?

Parce que les cultures occidentales et orientales sont différentes. Que ces techniques, bien qu’accessibles à nombre d’occidentaux, dont beaucoup les pratiquent d’ailleurs avec bonheur (voir les autres articles du site), peuvent également en rebuter plus d’un. Parce qu’aussi, Caycédo a cherché à garder ce qui fait la spécificité de la culture occidentale, ses points forts et ses découvertes, et surtout son esprit scientifique.

La sophrologie s’est donc voulue, dès le départ comme une synthèse de l’orient et de l’occident, cherchant à combiner le meilleur de chacun pour le mettre à disposition de toute personne suffisamment intéressée pour qu’elle décide de lui accorder un peu de son temps.

Et pour bien marquer cette intentionnalité que le terme de sophrologie a été créé à partir de 3 racines grecques : SOS, PHREN et LOGOS.

SOS : l’harmonie

PHREN : la conscience

LOGOS : l’étude.

La sophrologie également, pour être reconnue de tous, a abandonné toute référence à l’aspect philosophique ou religieux des traditions orientales pour élaborer une science, répondant aux critères scientifiques modernes.



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Genèse de la sophrologie :

La sophrologie prend son inspiration à plusieurs sources, et sa genèse est comme la confluence de plusieurs pensées.

Pour être rigoureux, la sophrologie a d’abord été crée en 1960 par Caycédo en réaction aux techniques de soins psychiatriques et psychologiques des années 50. Insatisfaits des électrochocs (très agressifs pour la personne) et de l’hypnose (peu fiable et privant la personne de son libre arbitre), Caycédo a repris les travaux déjà effectués sur les variations de la conscience en leur donnant une assise scientifique que les progrès de la neurologie commençaient à permettre.

Caycédo s’est également largement inspiré des travaux du Pr. Binswanger, psychiatre et phénoménologue.

Puis très vite, la sophrologie a repris des techniques corporelles, respiratoires, mentales, du Yoga, des bouddhismes tibétain et zen, mais en les « adossant » à la médecine scientifique occidentale, validant par là même d’ailleurs la valeur de ces techniques.

La méthodologie de la sophrologie s’exerce dans plusieurs directions :

  • le domaine thérapeutique : cardiologie, pneumologie, rhumatologie, allergologie, psychiatrie, psychosomatique (troubles du sommeil, spasmophilie, douleurs fonctionnelles), art dentaire, etc.

  • Le domaine prophylactique 

  • Le domaine pédagogique : prévention, enseignement, préparation à la maternité, le sport, les artistes

  • Le domaine social

L’ensemble des techniques proposées a comme base la Relaxation Dynamique Caycédienne : méthode d’entraînement et de développement de la personnalité, méthode d’entraînement des sophrologues.


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théorie de base de la sophrologie : états et niveaux de conscience

C’est avec cette théorie que Caycédo a créé la sophrologie en 1960. Proposée au début comme hypothèse de recherche, la conception d’une structuration de la conscience humaine en états et niveaux de conscience a été ensuite scientifiquement démontrée, c’est l’un des concepts fondamentaux de la sophrologie.

Fiche 1 : les états et niveaux de conscience :


Etats et niveau de conscience


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Les états de la conscience

La sophrologie distingue 3 états qualitatifs de la conscience, qui déterminent 3 possibilités existentielles de l’être :

  1. La conscience ordinaire (CO)

  2. La conscience pathologique (CP),

  3. La conscience sophronique (CS),

les etats de la conscience

La conscience ordinaire (CO)

Conscience de l’individu vivant dans des schémas préétablis, sans questionnement, sans regard nouveau sur les choses.

Etat habituel des personnes en bonne santé physique et psychique. Cependant des troubles fréquents l’altèrent, notamment les stress, les maladies, qui nous font alors passer plus ou moins longtemps dans la conscience pathologique. Inversement, des moments de bonheur, de bien être intense permettent des incursions dans la conscience sophronique.

La conscience pathologique (CP)

Etat des personnes qui souffrent de troubles physiques ou psychiques et qui y sont durablement installés. Leurs possibilités existentielles sont altérées, plus ou moins gravement. Les états pathologiques représentent la vivance de l’être dont la conscience est altérée par la maladie.

Les maladies graves (le cancer par exemple) sont vues par la sophrologie comme une CP, car le corps et la conscience ne sont pas séparés.

Les états d’altération psychiques s’étendent des dépressions réactionnelles, de l’hystérie, des névroses aux psychoses, arriérations mentales et démences irréversibles.

La sophrologie distingue 3 stades, de plus en plus graves  :

  • dysphronie : engagement dans la pathologie humaine, soit Omicron (cancer), soit Epsilon (démence). Les altérations mineures peuvent être guéries. La présence au monde du patient est modifiée, il l’habite d’une manière dysphronique.

  • dysmétrie : angoisse profonde de l’être. La relation corps esprit est en danger

  • anaphronie : rupture de l’équilibre de l’être, c’est la coupure de l’énergie phronique, la psychose.

Une petite déprime nous fait entrer dans la conscience pathologique, on peut en sortir relativement facilement. Si la déprime devient dépression, il y a risque de s’installer durablement dans la CP ; il est déjà plus difficile d’en sortir.

La conscience sophronique (CS),

C’est une possibilité existentielle qui est à conquérir. C’est un état de paix intérieure, de sagesse, d’harmonie. Un état également où l’être a développé les capacités de sa conscience et peut en tirer parti pour enrichir sa vie.

L’engagement vers les états de conscience supérieure se fait selon les 3 étapes de formation du sophrologue :

  • l’euphronie : objectif de notre démarche au cycle réductif ; recherche de l’harmonie des structures de la conscience

  • l’eumétrie : constituée pendant la période radicale ; 2ème cycle.

  • la sophronie : étape existentielle. Cet état de conscience s’acquiert au terme d’un long processus d’entraînement.



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Les niveaux de la conscience

On distingue principalement 4 niveaux de conscience, dits « quantitatifs »

  • veille attentive et ordinaire

  • niveau subliminal ou sophro liminal

  • sommeil

  • comma

 

Les niveaux de conscience représentent les variations quantitatives de la vigilance. Ils ont un caractère universel, constant chez tous les hommes.

En état de veille, le niveau de conscience varie de l’hypervigilance avec attention, concentration, à la vigilance habituelle des actes de la vie courante, jusqu'à l’hypovigilance qui va mener au niveau subliminal.

Les niveaux de conscience sont indépendants dans leur variation des états de conscience.

 

Ils peuvent être modifiés pharmacologiquement et chimiquement par

  • des barbituriques (anxiolitique, pour dormir, antidépresseurs)

  • anesthésiques (baisse de vigilance)

  • amphétamines (stimulants intellectuel, excitant)

  • psychotoniques (augmentation de la vigilance)

Mais ils sont également modifiées par les techniques psycho corporelles (yoga, sophrologie, méditation, rêve éveillé, voyage chamanique, transe, etc).


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Le niveau sophroliminal (NSL)

Le niveau sophroliminal (NSL) représente le niveau privilégié de travail en sophrologie. Il correspond au subliminal (relaxation alpha), au bord du sommeil.

Le NSL est une zone floue séparant les niveaux vigiles du sommeil, mais il se trouve dans le niveau de vigilance, il n’y a pas de rupture de communication et les sujets entraînés peuvent parler dans se niveau. L’accès et le contrôle de ce niveau se fait par la sophronisation.

Le NSL permet d’appliquer les techniques d’activation intra sophronique qui constituent le travail propre en sophrologie, adapté à chaque application. C’est la région de travail sur laquelle prennent appui les techniques sophrologiques de structuration.

Le NSL constitue un lieu de passage privilégié vers la conscience sophronique. Le NSL sera protégé par un protocole sophrologique qui consiste à habiter de positif cette région. Pour le sommeil il s’agira de se protéger des flux négatifs.

Il y a 2 niveaux pour le NSL :

  1. le supérieur (frontière avec la conscience de veille), c’est une hypovigilance

  2. l’inférieur (frontière avec le sommeil), niveau de recharge extraordinaire pour le cerveau ; on est au bord même du sommeil, on entend sans pouvoir mémoriser.

Suivant l’intentionalité de la séance, nous chercherons à atteindre soit simplement un niveau d’hypovigilance, soit un niveau très profond.

Le NSL apporte une augmentation des nombreuses potentialités de la conscience, qui sont sous exploitées dans les niveaux de vigilance habituelle ou d’hyper vigilance (mémoire, imagination, équilibre, intégration et dynamisation de la conscience, etc.).


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Les apports du NSL aux potentialités de la conscience

 

les phénomènes sophromnésiques :

Les phénomènes sophromnésiques (mémoires) sont augmentés ainsi que le rêve éveillé. Il va donc se produire un meilleure prise de conscience du facteur d’historicité qui est fondamental en sophrologie (3ème théorie de caycédo).

Les contenus individuels latents vont remonter au conscient par le travail phronique, ce qui permettra de les connaître, les relativiser, de les positiver.

 

La plasticité imaginative exceptionnelle

La stimulation imaginative permet un travail sur l’imaginaire, sur les situations déplacées dans le temps qui sont à la base de très nombreuses techniques de RDC2.

 

La sophrolabilité senso-perceptive

Indique une grande augmentation de nos capacités perceptives, augmentation de perception des mondes intérieurs et extérieurs et surtout incorporation de ces perceptions.

Ceci va permettre de renforcer les sensations, puis la qualité des perceptions à la base de toutes vivance, mais aussi à la base de tout échange.

 

Le renforcement du processus phénoménologique

(Phénoménologique : revenir à la chose même, suspension du jugement, mis entre parenthèses). Résulte du fait que la sophronisation est déjà une mise entre parenthèses créant une nouvelle relation avec soi-même.

 

Dévoilement des possibilités existentielles de l’être

Celles ci vont se développer grâce à une perception à des niveaux de plus en plus profonds de la conscience, des capacités (confiance, harmonie, espoir) et des grandes valeurs de l’être humain.

 

  1. Liberté ? individualité (possibilité de vivre JE Sujet, implique la responsabilité).

  2. Groupéité ? l’homme est grégaire, il ne peut vivre seul, il est social

  • le première des groupéité est la famille

  • puis les amis, qui sont la famille de cœur, on les choisit

  • associatives (famille d’esprits)

  1. La société ? village, ville, politique, syndicat, quelle place je prend...

  2. L’humanité ? la grande famille des humains sur terre

  3. L’universalité

  4. L’éternité

  5. La divinité (vu en RDC 4)


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Niveaux de conscience et activités cérébrales :

Schéma EEG :

 

Niveaux

Ondes

cycles/s

commentaires

Hyper vigilance

Bêta très rapide ou ondes désynchronisées

de 14 à 25 ; 50 si forte activité mentale

émotions, parfois ondes thêta de stress

vigilance

Bêta ou alpha partiellement ondes désynchronisées

de 14 à 25 ; 50 si forte activité mentale

concentration

Attention flottante

Alpha

entre 8 et 13

associations libres (NSL)

Rêverie

Alpha ralentis

entre 8 et 13

stimulis perçus mais atténués (NSL)

Sommeil superficiel, paradoxal, rêves

Thêta, bêta, alpha

entre 4 et7

perte de conscience des stimulis extérieurs

Sommeil très profond de récupération

Delta

entre 2 et 3

perte de conscience totale des stimulis

Comma

Delta aplaties


disparition des réponses motrices

Mort

tracé plat




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la sophrologie est la science de la conscience harmonieuse

La conscience : définitions du dictionnaire

  1. Faculté qu’a l’homme de connaître sa propre réalité et de la juger

  1. Conscience psychologique : connaissance immédiate de sa propre activité psychique

  2. Faculté d’avoir une connaissance de soi

  3. La partie de la vie dont le sujet a une connaissance intuitive

  4. Prise de conscience : accès à la conscience de sentiments refoulés, déterminants, de la conduite

  5. Acte ou état dans lequel le sujet se connaît en tant que tel et se distingue de l’objet qu’il connaît

  6. Toute connaissance immédiate, spontanée, de quelque chose, d’un phénomène (pressentir, ressentir, sentir, apercevoir, conscientiser)

  7. Les opinions, convictions, croyances qui déterminent une morale


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Approche de la conscience

La conscience est difficilement accessible à l’investigation scientifique classique. Elle ne constitue pas une donnée biologique exploitable de psychologie expérimentale. On lui reproche sa subjectivité car elle est approchable seulement par l’introspection. C’est la phénoménologie, méthode crée par Husserl (1859-1938) pour étudier la conscience elle même, qui permet un abord nouveau et rigoureux de la conscience, validant ainsi sa réalité.


Définition de la conscience selon Henri Ey :

“ Etre conscient c’est vivre la particularité de sa propre expérience en la transposant dans l’universalité de son savoir. C’est dire que la conscience ne peut être décrite que comme une structure complexe, celle de l’organisation même de la vie de relation qui lie le sujet aux autres et à son monde. Immanence et transcendance, données immédiates et réflexion, telles sont les antinomies entres lesquelles se constitue la conscience. Cet entrelacement du vécu et du jugement (Husserl) est bien la réalité de l’être conscient. ”

 

Les définitions de la conscience selon cayecedo

Les définitions successives de la sophrologie

1ère définition (1969)

La conscience humaine est l’élément fondamental, qui, avec un caractère de continuité, organise et compose les structures et mécanismes de “ l’être psychique ” au travers de son existence.

2ème définition

La conscience humaine est la force intégratrice des structures psychiques de l’être.

3ème définition

La conscience humaine est la force d’intégration physique et psychique de l’être.

4ème définition

La conscience humaine est la force responsable de l’intégration de l’existence de l’être.

En sophrologie, c’est donc la force intégratrice de tous les éléments et structures physiques, psychiques, existentiels de l’individu. C’est la force qui anime la personne humaine : une énergie, un éclairement, un flux.

Intégrer : faire fonctionner ensemble harmonieusement…

Extrait de Caycédo :

La Sophrologie Caycédienne considère l’homme comme un être indivisible, original et transcendant, doté dans les bases essentielles de son existence d’un potentiel intégrateur, d’une force responsable de l’intégration de tous les éléments et structures psychophysiques, que j’appelle « conscience ». Celle ci l’informe de la réalité externe et interne et, avec un caractère dynamique, modifie ses propres niveaux, établissant le cycle veille-sommeil. Ma définition de conscience s’éloigne des concepts traditionnels.

Dit d’une autre manière, la conscience est fondamentalement la force responsable de l’intégration existentielle de l’être.

Cette conception s’éloigne des concepts qui assimilent la conscience à une fonction de vigilance, de connaissance ou de rationalisation. Le sommeil correspondant aux niveaux profonds de la conscience.

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Derniers travaux de la sophrologie

La force qui anime la personne humaine est vue comme une énergie, un flux, une lumière.

La conscience est

  • universelle et transcendante, par la démarche phénoménologique (l’entraînement), l’homme atteint les structures et les essences universelles (les 31 capacités universelles), (3ème théorie caycédienne).

  • individuelle et originale dans son phénomène pur ; les contenus individuels sont différents pour chaque individu.

Par rapport à ce qui est là en nous latent, mais pas encore passé dans l’existentiel, cela va se dévoiler et se manifester peu à peu par l’entraînement).

 

Les 3 possibilités existentielles déja vues dans l’éventail de la conscience s’offrent à la conscience :

  1. altérer ses structures

  2. rester dans la CO

  3. développer et conquérir les structures sous jacentes de la conscience : monde sophronique


En conclusion (provisoire !)

Dans tout le monde vivant que nous pouvons observer sur la planète, l’homme semble bien être le seul organisme vivant qui :

D’une part a la capacité d’évoluer en terme de connaissances, de conscience

D’autre part a conscience de son existence, à un degré extrêmement aigu, au point de même de souffrir du fait même de son existence.

Cela amène les sophrologues à postuler que l’homme, pour réaliser le sens profond de son existence, doit intégrer les structures profondes et voilées de l’être, découvrir les valeurs fondamentales de l’existence. Tel serait le grand rôle de la conscience humaine.


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Quelques autres concepts de la sophrologie

Quatre principes de la sophrologie

Ces 4 principes sont fondamentaux et doivent constituer l’essence même de la conscience sophrologique, guider en permanence l’intentionnalité du sophrologue et des pratiquants de la sophrologie.

Ce sont :

  1. Principe du schéma corporel comme réalité vécue

  2. Principe d’action positive

  3. Principe de réalité objective

  4. Le concept d’alliance


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La méthodologie caycédienne


La méthodologie caycédienne (c’est à dire les techniques d’entraînement) est structurée en 3 cycles :

  • Le cycle réductif,

  • Le cycle radical,

  • Le cycle existentiel


Le cycle réductif,

Il est constitué des 4 premiers degrés de la RDC (relaxation dynamique de Caycédo). C’est un travail phénoménologique sur soi même, la découverte de l’unité corps esprit, la découverte et la conquête de la région phronique, l’ouverture au niveau existentiel.

 

Le cycle radical,

Il est constitué des degrés 5 à 8 de la RDC. C’est l’approfondissement de la quête existentielle induite par le 4ème degré du cycle réductif. Ce sont les questions radicales, les questions fondamentales qui interpellent tout « existant ». C’est la découverte et la conquête du moi phronique radical. La pratique de ce cycle constitue un pont entre la conscience ordinaire et la conscience sophronique.

 

Le cycle existentiel

Il est constitué des degrés 9 à 12 de la RDC. Sa pratique mène à conquérir une nouvelle forme d’existence. C’est la découverte et la conquête du moi sophronique existentiel.


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Le cycle réductif

Il est structuré selon :

  • Les techniques de présentation 1er degré

  • Les techniques de futurisation 2ème degré

  • Les techniques de prétérisation 3ème degré

  • Les techniques de totalisation 4ème degré

 

Ces techniques sont fondées sur les principes fondamentaux développés dans l’épistémologie (la théorie) de la sophrologie.

 

Les techniques de présentation

Le terme de présentation inclut plusieurs sens.

Le premier sens est celui de la corporalité, le corps qui se présente à la conscience et qui rencontre l’esprit.

Le deuxième sens est temporel, c’est mettre au présent, c’est l’ici et maintenant. Chacun vit sa conscience comme être-présent dans lui même et dans le monde.

Le 3ème sens est phénoménologique, dans chaque sophronisation, le phénomène s’établit au présent, se présente… Il y a donc présentation à chaque fois, avec l’intentionnalité d’établir un processus nouveau et dynamique de conscience. C’est à dire que le phénomène ne se présente pas une fois, et pour toutes les autres fois suivantes, il se présente à chaque fois et comme toujours neuf.

Elles sont enseignées avec la RDC1, la vivance du corps.

La RDC1 est inspirée du Raja Yoga.


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Les techniques de futurisation

Ces techniques nous introduisent à l’extériorité, elles nous projettent sur l’avenir, sur « l’advenir ».

Elles sont enseignées avec la RDC2, la vivance de l’esprit.

La RDC2 est inspirée du Bouddisme tibétain.

 

Les techniques de prétérisation

La prétérisation est l’entraînement des paramètres du passé. Mais ce qui nous intéresse en sophrologie, c’est le passé de l’être présent, son passé positif valorisant lui permettant d’exister dans le monde et non le passé du marécage.

Ces techniques donnent une assise à notre projet de monde, projet existentiel d’être libre.

Elles sont enseignées avec la RDC3, la vivance de la rencontre du corps et de l’esprit.

La RDC3 est inspirée du Zen.


Les techniques de totalisation

Le concept de totalisation est à considérer dans l’espace et dans le temps.

La totalisation dans le temps s’inspire de la conception de la tridimensionnalité unitaire du temps selon Heidegger. Présent actuel, passé, futur vont être vécus réunifiés à l’intérieur de l’être présent ici et maintenant.

La totalisation dans l’espace s’adresse aux différentes structures de la conscience appartenant aux mondes des phénomènes présents, latents et sous jacents. C’est la captation pluridimensionnelle du phénomène.

Elles sont enseignées avec la RDC4, la vivance des valeurs de la conscience sophronique.

La RDC4 est inspirée de la phénoménologie.

Aperçu des capacités de la conscience :

  1. la conscience du corps et des capacités biologiques, instinctives

  2. la conscience de l’esprit et de ses capacités à l’imaginaire

  3. la conscience de l’âme et des ses capacités affectives et symboliques

(Dans cette théorie de la conscience, l’âme n’a pas sa signification religieuse courante. C’est, selon Caycédo, une structure consciente qui persiste quand tout est détruit).


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L’entrainement :

L’entraînement progressif par la méthodologie propre à la sophrologie permet un dévoilement doux, lui même progressif, non analytique, de la conscience ; dans le respect des limites de chacune des personnes constituant le groupe d’entraînement, avec sa liberté de parole et d’expression qui permet à chacun de faire son chemin à son rythme, sans jugement par lui même ou par les autres.

Caractéristiques des groupes de RDC :

Caractéristiques propres des groupes d’entraînement sophrologique.

  1. Le groupe de RDC n’est pas un groupe thérapeutique comme les groupes de psychodrames, analytiques, transactionnels, gestalt ou bio énergie. Mais il est évolutif, mobilisant le positif de l’être.

  2. Il est centré sur l’individu, sur ses capacités positives à évoluer vers un mieux être, à élargir son champ de conscience.

  3. Il est une quête, une recherche, chacun participant à sa propre évolution centrée sur son individualité (moi corporel, moi présentiel, moi phronique), vers une présence à soi même, aux autres, au monde, à l’espace.

  4. Le travail se fait dans le ici et maintenant, chacun vient y trouver son vécu (son phénomène) et en extraire sa propre expérience.

  5. Le groupe va aider la personne à prendre conscience , accepter puis dépasser ses inhibitions, ses peurs, ses blocages d’une manière progressive. Ce vécu, cette vivance, chacun l’intériorise, l’intègre, la restitue dans sa phénodescription, qu’il peut partager ou non avec le reste du groupe.

  6. Le groupe favorise l’émergence et l’expression de ces vivances. La notion de « groupéité » va alors apparaître : « je ne suis pas seul à poursuivre ma quête ».



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Le rôle du sophrologue

Ce rôle est celui d’un accompagnateur et d’un pédagogue et non celui d’un thérapeute. Il enseigne des outils, la mise en pratique de ces outils afin que le sophronisant progresse sans heurt vers sa conscience, selon les 3 principes de Caycedo qui sont :

  1. schéma corporel en réalité vécue

  2. principe d’action positive

  3. principe de réalité objective

Il guidera chaque membre du groupe vers la présence à lui même, aux autres, à la groupéité ; puis à la découverte des grandes valeurs de la conscience et de l’existence.

Il ne cherche pas à faire vivre dans tous ses aspects les blocages ou les peurs (comme en gestalt ou en bio-énergie) jusqu'à leur résolution par la crise cathartique.

En sophrologie ces blocages et ses peurs seront ressenties, mais à un degré moindre. Puis au fur et à mesure des séances, les tensions se relâcheront pour aller vers un mieux être.

Dans les groupes de RDC, il ne s’agit pas d’analyser selon un schéma pré-établi, mais on exprimera le vécu de la séance, la vivance, dans la phénodescription. Cette expression de la vivance met en évidence un « étant » (un potentiel) qui permettra, peu à peu, d’aller vers l’existant.


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L’évolutivité des groupes de RDC

Le processus évolutif de la RDC repose sur la vivance, la répétition de la vivance et son interprétation phénoménologique :

Mais en sophrolohie, nous n’analysons pas, nous n’interprétons pas le phénomène qui se donne à voir en termes analytiques : c’est ceci, c’est cela....

Il suffit de décrire ce que l’on ressent avec les sensations

Le sophrologue ne sait que ce que la personne veut dire, il ne sait rien d’autre

Lorsqu’on croit savoir, on a des a-priori, et on fera un diagnostic

Chacun fait les exercices et constate comment ça évolue.

Cette évolution progressive se fait par l’intermédiaire de la réduction phénoménologique qui va permettre l’éveil de la conscience et la transformation qui en découle.

Dans les groupes de RDC, l’objectif de l’animateur est de permettre aux sophronisants, grâce à la méthodologie, de devenir des sujets et d’acquérir leur autonomie. Ce travail nécessite la participation de toutes les structures et capacités de l’individu et leur harmonisation. C’est cette intégration dynamique de la conscience qui permet que s’instaure la relation sujet/sujet.

Conseils pour les groupes, conseils pour l’existence :

On ne peut donner que ce que l’on a.

On ne peut donner que ce que la personne peut recevoir.

Ce que l’on a à donner n’est pas nécessairement ce que la personne recherche.


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S’entraîner…


La sophrologie, comme d’autres méthodes, ne marche qu’à la condition de s’entraîner régulièrement. Il est nécessaire d’ apprendre auprès d’un sophrologue ou dans un groupe (voir nos propositions d’atelier).

Mais pour les personnes qui ont déjà eu cet apprentissage et qui ont « oublié » de s’entraîner (la vie ets si prenante…), voici un petit rappel, au cas ou…

Chaque jour si possible, prendre un moment pour soi (10 à 15 mn) :

  • Se mettre au calme, veiller à ne pas être dérangé (prévenir les personnes autour de soi ou débrancher le téléphone)

  • En position assise confortable, effectuer une sophronisation de base (c’est une exploration consciente du corps, zone par zone)

  • Descendre « au bord même du sommeil », c’est le niveau sophroliminal

  • Y rester paisiblement, en coupant le bavardage intérieur chaque fois qu’il s’amorce

  • Profiter de cette vivance pendant quelques minutes (vivance : accueillir ce qui se présente dans l’esprit en étant conscient, attentif à ce qui se présente). C’est un moment de repos profond et de recharge intense pour le corps et l’esprit.

  • Se formuler clairement, à soi même :

« en ce moment, mes capacités se renforcent,

tout particulièrement la confiance en moi même,

confiance en mes capacités »

  • Après quelques minutes, avec ce sentiment de confiance qui se renforce, s’étirer, se « désophroniser ».



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Quelques livres sur la sophrologie

Il sort assez régulièrement des livres sur la sophrologie et ses applications. Certains étant assez pointus, nous ajoutons une colonne avec l’indication :

PA : public averti (donc livres difficiles)

GP : grand public

Titres

Auteurs

Editeurs


Etats de conscience, sophrologie et yoga

Pierre Etevenon

Bernard Santerre

Tchou

GP

La sophrologie ou le pouvoir des images en psychothérapie

Benoît Fouché

L’Harmattan

PA

Sophrologie fondements et méthodologies

P.A. Chéné

Ellebore

PA

Sophrologie

Champs d’application

P.A. Chéné

Ellebore

PA

La sophrologie

Luc Audoin

Les essentiels Milan

GP

La sophrologie face aux difficultés de la vie

Société Française de Sophrologie

L’Harmattan

PA

Le tao de la sophrologie

K. McKelvey

Delachaux

PA

La sophrologie

Pascal Gautier

InterEditions

GP

Manuel de sophrologie et de sophrothérapie

Chatillon / Declerk

Grego

GP


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